Dailies

Appels clients enregistrés : 3 objections, 3 réponses

Quand nous présentons Dailies à des consultants, des coachs ou des freelances, trois objections reviennent, et ce sont de bonnes objections : ce que je dis en appel appartient à mes clients, personne ne doit savoir avec qui je travaille, et je ne veux pas que mes appels dorment sur un serveur. Voici ce que nous y répondons, y compris ce que l’outil ne garantit pas.

Enregistrer ses appels pour en tirer des vidéos courtes : l’idée séduit jusqu’au moment où l’on pense à ses clients. C’est à ce moment-là que viennent les objections, toujours les trois mêmes. Nous les avons entendues assez souvent pour les prendre au sérieux, et pour y répondre sans arrondir les angles.

Un mot d’abord sur ce dont on parle. Dailies est une extension Chrome qui enregistre les appels vidéo que vous tenez dans Chrome, sur Google Meet, Microsoft Teams ou Zoom, et en tire jusqu’à huit shorts verticaux sous-titrés par appel. Il traite les appels en français et en anglais.

« Ce que je dis en appel appartient à mes clients »

L’objection est juste sur un point : votre client a payé pour une réponse à sa situation. Ses chiffres, son organisation, la recommandation que vous lui faites ne sont pas à vous, et rien de cela n’a sa place dans une vidéo publique.

Mais ce n’est pas ce qu’un short cherche à montrer. Dans une heure d’appel, vous dites deux sortes de choses. Les unes ne valent que pour ce client : « chez vous, le problème vient de la relance ». Les autres valent pour tous : « un devis sans date de fin n’est jamais signé ». Les secondes, vous les répétez de client en client. Elles sont votre métier, pas le dossier de quelqu’un.

C’est ce tri que fait Dailies. Il lit l’appel en entier et, pour chaque passage, évalue deux choses : s’il se comprend sorti de l’appel, et ce qu’il révèle de privé ou de confidentiel. Un passage qui révèle quelque chose est écarté, quelle que soit sa valeur. Nous décrivons ce qu’est un passage qui se comprend seul dans Choisir ses extraits vidéo.

Ce tri est le jugement d’un modèle, pas une garantie. Il peut se tromper. C’est pourquoi trois choses restent entre vos mains :

« Personne ne doit savoir que je travaille avec eux »

Beaucoup de missions ne s’affichent pas. Le client ne veut pas que l’on sache qu’il se fait accompagner, ou par qui.

Dans vos shorts, un interrupteur floute vos invités et anonymise leur voix. Sur un nouveau compte, il est activé dès le départ : c’est à vous de décider de montrer quelqu’un, pas l’inverse. Un short vous montre surtout vous, en train d’expliquer ; quand la question de votre invité ouvre le short, c’est flouté, et avec une autre voix.

Le flou a une limite, et il vaut mieux la connaître : il cache un visage et une voix, pas ce qui se dit. Si vous dites le nom de votre client, ou si vous décrivez son entreprise de façon reconnaissable, le passage le désigne quand même. Le tri décrit plus haut écarte ces passages, mais le dernier regard est le vôtre. Une règle simple suffit : ne publiez que les shorts où vous parlez de méthode. Un conseil sur la manière de fixer un prix ne dit pas à qui vous l’avez donné.

Reste la question de l’enregistrement lui-même. Prévenir vos invités que l’appel est enregistré est votre affaire, avant de commencer. Nous expliquons comment le dire sans alourdir l’appel.

« Tous mes appels vont finir sur un serveur »

Oui, un appel enregistré arrive sur nos serveurs : il faut le recevoir pour en tirer des shorts. La vraie question est ce qui y reste, et pendant combien de temps.

Pendant l’appel, l’enregistrement n’est jamais écrit sur le disque de votre ordinateur, et il voyage chiffré jusqu’à nos serveurs. Notre politique de confidentialité dit qui héberge quoi et pour combien de temps.

Aucun service en ligne ne peut promettre qu’une fuite est impossible, et nous ne le promettons pas. Ce que l’on peut faire, c’est garder moins de choses, moins longtemps : ce qui a été supprimé ne peut plus fuiter.

Les appels à ne pas enregistrer

Certains appels ne se prêtent à rien de tout cela, et le mieux est de ne pas les enregistrer :

Les autres, ceux où vous expliquez votre métier à quelqu’un qui en a besoin, sont ceux dont parlent nos pages pour les consultants, les coachs et les freelances.

L’essentiel

Les questions qu’on se pose

Ce que je dis à un client en appel lui appartient-il ?

Cela dépend de votre contrat, et cet article n’est pas un avis juridique. En pratique, ce qui parle de la situation de votre client ne se publie pas. Une méthode ou un conseil général, que vous donnez à tous vos clients, ne dit rien de l’un d’eux. Dailies écarte les passages qui révèlent quelque chose de privé, et vous regardez chaque short avant de le publier.

Peut-on reconnaître mes clients dans les shorts ?

Un interrupteur floute vos invités et anonymise leur voix dans tous vos shorts ; sur un nouveau compte, il est activé dès le départ. Le flou ne cache pas ce qui se dit : un passage qui nomme votre client le désigne quand même. Ne publiez que les shorts où vous parlez de méthode.

Combien de temps Dailies garde-t-il mes appels ?

Les fichiers d’origine d’un appel traité, son et image, sont supprimés 10 jours après le traitement, 15 jours au plus tard. Il reste les morceaux de vidéo dont vos shorts sont faits et la transcription de l’appel, jusqu’à ce que vous supprimiez l’appel, ce que vous pouvez faire à tout moment.

Un short proposé par Dailies est-il publié automatiquement ?

Non. Dailies ne publie rien et ne se connecte à aucun de vos comptes. Les shorts vous sont proposés ; vous téléchargez ceux que vous voulez et vous les publiez vous-même. Un short qui ne vous convient pas reste dans votre compte, et vous pouvez le laisser là.

Votre prochain appel contient déjà vos prochains shorts.

Ajoutez Dailies à Chrome, enregistrez l’appel que vous aviez déjà prévu, et regardez ses shorts quelques minutes après avoir raccroché.

Créer mes shortsAjouter à Chrome

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